Dimanche 15 novembre 2009
J'aime aller lire le journal que tient Jane Yolen sur son site.
C'est super de pouvoir profiter de son expérience d'auteur!
En voici un petit extrait, j'en suis arrivée à la même conclusion petit à petit...
" c'est, il me semble, le bon moment pour vous rappeler que l'écriture n'est pas simplement le fait de poser les doigts sur un clavier.
Etre auteur c'est aussi lire le journal (un père en colère retient un directeur en otage), regarder par la fenêtre de la cuisine (un écureuil gris gronde un geai
bleu qui lui répond sur le même ton), regarder la télévision (une jeune mariée quelconque achète une robe de mariage sexy et devient une beauté en l'espace d'une seconde), bavarder
avec un ami (dont l'ex-mari lui a adressé la parole, pour la première fois depuis des siècles; au mariage deleur fils) ou de rêver éveillé ou endormi.
Toutes ces choses sont des histoires. Des histoires que je n' écrirais peut-être jamais, mais ils sont tous classés dans les fichiers de rangement que j'appelle ma tête, prêts à être
retrouvés, regardés, examinés, reanimaés, cultivés, mais -où est donc cette fichue boîte de culture ? - empruntés, soucieux, retouchés, utilisés, maltraités. Appelez-ça comme vous voulez. Mais
les auteurs exploitent chaque parcelle de leur vie. "
As we can read Jane Yolen's journal on her website, I have become one of her fervent
readers.
It is so nice of her to share her experience as a writer.
I was pleased to discover this subject. i have come to the same conclusion:
" this seems as good a time as any to remind us all that writing is not just sitting with one’s fingers on the keyboard. It happens when a writer reads the
newspaper (an angry father holds a school principal hostage), looks out the kitchen window (a gray squirrel saucily scolds a blue jay who scolds right back, a kind of creature stand-off), watches
a tv show (plain bride buys a sexy wedding dress and becomes a beauty in a magical second), talks to a friend (who’s ex-husband spoke to her at their son’s wedding, the first time in years) or
dreams waking or sleepping.
All of these are stories. Not stories I may ever write, but they are all filed away in the storage cupboard I call my head ready to be brought up again, examined,
mined, reanimated, cultured–where is that damn petri dish?–borrowed, worried, reworked, used, abused. Call it what you will. But writers use every bit of their lives."
~Commentaires~